Enter The Moch

Recommandé par les Pompes Funèbres Générales.

Mois : novembre, 2013

S.O.S.

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Fais un bon geste et aide l’auteur à trouver la légende parfaite pour cette image :

1) Si proche, si loin…

2) Fan 2 : jusqu’où iront les groupies pour ressembler à leurs idoles ?

3) Têtes en l’air

4) Best Halloween Costume 2013

5) Devinette : l’une de ces deux personnes vient de perdre la caution de son appartement. Laquelle ?

6) Je suis Sid / J’me suicide

7) Autre (mets tes propositions en commentaires)

M.J.C.

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REACTIONS A CHAUD

La qualification de l’Équipe de France pour le Mondial brésilien n’a laissé personne indifférent.

Mieux, les réactions furent légion ; chacun y allant de son petit commentaire avisé.

Cela dit, beaucoup de lieux communs et de langue de bois à déplorer dans ces déclarations.

Sauf chez quelques irréductibles qui semblent avoir été momentanément frappés d’un éclair de franchise.

Compilation.

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gir

« Cette victoire a un goût amer personnellement. Non pas à cause de l’inimitié que nos résultats abscons et nos comportements puérils ont pu susciter chez les gens. Non ça, je m’en branle. C’est plus le fait de ne pas avoir marqué ce soir qui m’indispose. Mon agent m’a engueulé et mon sponsor va probablement me sucrer ma prime. Mais bon, je vais quand même toucher celle promise par la Fédé. Et puis les Français avaient été clairs : la qualification était la seule condition pour qu’ils tolèrent jusqu’en 2014 l’opulence outrageuse de notre train de vie et la dégradation substantielle du leur. Donc bon… Maintenant que le boulot est fait, je vais multiplier les déclarations d’amour au public, faire l’éloge du jeu collectif, de mes partenaires, de mon coach… et repartir en club en espérant que mes rivaux en sélection se blessent d’ici l’été prochain. »

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men

« Je n’ai jamais cru qu’ils y arriveraient. Je l’ai d’ailleurs martelé dans la presse, sur mon blog, dans mon émission de radio… Ce n’est pas que je souhaitais qu’ils échouent. Je suis patriote et j’aime le foot, soit deux bonnes raisons de les encourager. Mais disons que j’avais trouvé dans la critique systématique de leur jeu et de leurs attitudes un bon moyen d’être régulièrement invité sur les plateaux télé. J’ai beau n’avoir jamais fait de foot de ma vie, je pense que les gens méritent d’entendre ce que j’ai à en dire. Et même d’être payé pour ça. J’ai l’air malin maintenant. Comment je vais faire pour attirer sur moi une part des lumières qui leur sont destinées ? Bah. Je vais bien trouver une combine un peu limite pour vendre mon bouquin et être consultant à Rio dans un an, va… »

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hol

« Ouf ! Quel match ! Quelle ambiance ! Mes conseillers en communication m’avaient pourtant déconseillé de me rendre au stade ce soir. Une défaite aurait eu des conséquences désastreuses selon eux. A vrai dire, je ne voyais pas trop en quoi ma présence pouvait influer sur le résultat final. Ni même ce en quoi elle pouvait offusquer quiconque. Après tout, ces dernières semaines ne se sont guère montrées clémentes avec moi pour que je me paie le luxe de ne pas en saisir un des rares moments de plaisir et d’apaisement. Mais on m’a expliqué que les retombées électorales pouvaient être catastrophiques. Ça et que les gens ne cherchaient pas toujours un bouc-émissaire légitime du moment qu’il convenait au plus grand nombre. Ce que j’en dis… »

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mar

« Je suis censée me réjouir ? De quoi exactement ? Qu’une bande d’Arabes et de Noirs ait été acclamée par 18 millions de personnes hier soir au lieu de finir lynchée et pendue aux barres transversales comme l’annonçaient tous les pronostics ? Me satisfaire qu’un bout de plastique rond, en franchissant une fois de trop la ligne adverse, ait suffi à repousser mes espoirs de voir une France plus blanche prendre forme rapidement ? Leur défaite devait combler la vacuité de mon programme pour les prochaines élections et amorcer enfin mon irrésistible ascension politique. Papa va commencer à s’impatienter et je vais bientôt être à court de déclarations fracassantes pour continuer à capter son attention. C’est déjà assez dur de reproduire son schéma familial de haine envers l’étranger et de renoncer à mon attirance physique pour les gros blacks musclés, si en plus je fais tout ça pour rien… Heureusement que les supporters algériens étaient là pour sauver l’honneur quand même. »

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lv

« Je vis dans une tour de bureaux. La plus haute du quartier de la Défense. Certes, je me lève et me couche dans un F5 grand luxe à Saint-Germain-en Laye avec terrasse et toit roulant. Mais je n’y passe au final pas assez de temps pour me souvenir précisément des visages, âges et seconds prénoms de mes trois derniers enfants. Je le regrette, croyez-le. Mais je ne garde pas pour autant une photo d’eux dans mon portefeuille en cuir d’éléphanteau. Le match ? Oui, ils en parlaient sur BFM Business ce matin. Du coup, j’ai acheté le pack « Coupe du monde Trois Semaines » en pension complète pour toute la famille. Je ne me leurre pas : ça ne ravivera pas le peu d’attachement qu’ils ont pour moi et que j’ai pour eux. Mais je sais que ces billets leur feront plaisir. J’en prendrais peut-être même un pour moi si ça colle avec mon planning. »

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agressionchatel4

« Jusque là, je ne m’intéressais pas au foot. Enfin, j’en parlais quand même souvent pour dire qu’on en parlait trop dans les médias. Mais sinon, rien de plus. Avant le match de mardi, je ne connaissais pas le parcours de l’équipe de France. Je ne savais même pas qu’on disputait des barrages. Je pensais qu’avoir gagné la Coupe du Monde l’autre fois avec Zidane nous qualifiait d’office pour la suite. Peu importe. Eux, ils ont gagné. Moi, je pourrais faire des barbecues dans le jardin l’été prochain. J’y arborerai un air blasé limite indifférent. Je cacherai ainsi, sous ce masque de détachement, la blessure jamais complètement cicatrisée d’une carrière avortée avant d’avoir commencé. Pas grave. Je compenserai en apprenant par cœur le nom des joueurs que j’insulterai avec emportement lorsque le taux d’alcool dans mon sang rivalisera avec celui d’hémoglobine. » 

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Phil Knight

« Cette qualification est un soulagement pour nous. La compagnie avait choisi d’injecté plusieurs dizaines de millions de dollars dans le produit « EQUIPE DE FRANCE » il y a deux ans. Pour un retour sur investissement quasi-nul à ce jour. Avant le match de mardi, notre service comptabilité avait déjà estimé l’impact d’une défaite sur nos lignes de trésorerie. Le manque à gagner, plutôt significatif, devait être récupéré en dépréciant la marge bénéficiaire de nos usines de production chinoises. Grâce à cette victoire, nous n’aurons pas à le faire. Nous le ferons quand même. En dédommagement. Pour réparer la frayeur causée à tous ceux de nos actionnaires qui ont cru un temps devoir faire une croix sur leurs dividendes. C’est le business. Ah oui… Et vive le sport tout ça tout ça… »

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moi

« Boarf… J’arriverais toujours à en faire un article… »

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sdf

« J’ai faim. J’ai soif. J’ai froid.»

M.J.C.

BIEN TENTÉ

ilo

« C’est mignon, fiston. Mais on va quand même t’euthanasier. » 

M.J.C.

LE FILS-DE-PUTOMETRE DE LA SEMAINE

Ce n’est un secret pour personne : le monde regorge de fils de pute.

Et ils sont nombreux, chaque jour, à se bousculer au portillon de notre fils-de-putomètre, baromètre des fils de pute qui font et défont l’actualité.

Cette semaine n’a pas fait exception à la règle. A vrai dire, la compétition a même été plus rude qu’à l’accoutumée ; obligeant l’opinion publique à la plus grande sévérité vis-à-vis des concurrents.

Ainsi des prétendants au parcours quasi-similaires ont-ils pu recevoir des traitements radicalement opposés en réponse à leurs performances.

Voici donc un classement des grands gagnants et perdants de ces derniers jours.

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Dans la catégorie « FILS DE PUTE EN SOLO » :

LEONARDO vs LEONARDA

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Les protagonistes : Leonardo, un manager de foot brésilien, beau, riche et célèbre ; Leonarda, une adolescente rom, grosse, moche et pauvre.

Les faits : tous deux ont enfreint la loi et/ou perturbé l’ordre public. Leonardo a violenté un arbitre dépositaire de l’autorité publique ; Leonarda a payé le prix de parents hermétiques aux politiques migratoires françaises.

Les sanctions : tous deux ont été sévèrement sanctionnés pour leurs actes. Leonardo a écopé d’une suspension  de poste de 14 mois le privant de toutes fonctions officielles au sein du PSG ; Leonarda a été arrêtée par un peloton de gendarmerie lors d’une sortie scolaire lui mettant l’hchouma pour le reste de l’année.

Les conséquences: tous deux ont été amenés à quitter la France. Leonardo de son plein gré car ne supportant pas la peine infamante infligée ; Leonarda contre sa volonté car ne souhaitant pas être envoyée dans un pays dont elle ignore encore la culture, la langue et l’histoire.

L’écho médiatique: tous deux ont eu l’honneur de voir leur cause débattue sur la place publique. Leonardo a bénéficié du soutien global de la plèbe, des politiques et des médias malgré quelques voix dissonantes clamant qu’elles n’en avaient rien à branler ; Leonarda a subi le désamour quasi-unanime de ces mêmes personnes malgré la sympathie de quelques lycéens trouvant là un bon alibi pour rester éloignés des salles de cours jusqu’au break de la Toussaint.

La côte de popularité : Leonardo revient au top, Leonarda reste dans les chiottes. Le premier vient de voir sa suspension annulée en appel et peut de nouveau exercer ses fonctions pour le plus grand bonheur de ses fans et de son banquier ; la seconde a vu le Président français maintenir l’ordre d’expulsion à son encontre en direct sur TF1 et a donc réussi la prouesse de n’avoir, aux yeux de tout un pays, guère plus de valeur qu’un gros tas de merde à évacuer d’urgence.

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Dans la catégorie « FILS DE PUTE EN FAMILLE » :

LES BONNETS ROUGES vs LES CASQUETTES BLANCHES

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Les protagonistes : les Bonnets Rouges, mouvement ouvrier breton apparu il y a un mois en France et luttant à sa manière contre l’Ecotaxe appliquée aux transporteurs routiers ; les Casquettes Blanches, mouvance banlieusarde nationale apparue il y a 15 ans en France et luttant à sa manière contre la ghettoïsation des populations immigrées.

Les faits: tous deux ont enfreint la loi et/ou perturbé l’ordre public. Les Bonnets Rouges ont incendié des infrastructures étatiques servant au prélèvement de la taxe poids lourds ; les Casquettes Blanches ont carbonisé du mobilier urbain et des véhicules servant à leur usage quotidien.

Les sanctions: toux deux ont été très légèrement sanctionnés pour leurs actes. Les Bonnets Rouges ont eu à subir quelques jets de gaz lacrymogènes mais pas de quoi éfilocher leurs couvre-chefs de marin ; les Casquettes Blanches ont encaissé quelques charges de CRS énervés mais pas de quoi bousiller leurs chaussures Nike Requin.

Les conséquences: tous deux continuent de mener le combat entrepris. Les Bonnets Rouges ont essaimé le mouvement de protestation et les opérations de démantèlement des portiques Ecotaxe aux quatre coins de la France ; les Casquettes Blanches patientent au bas des tours et dans les halls, bradant à 30 euros les 10 grammes et attendant la prochaine bavure policière pour embraser leurs quartiers.

L’écho médiatique: tous deux ont eu l’honneur de voir leur cause débattue sur la place publique. Les Bonnets Rouges ont profité de l’impopularité du gouvernement pour gagner les faveurs de tout un pays, du dernier des poivrots au premier des partis d’opposition ; les Casquettes Blanches ont également droit à une large couverture dans la presse et sur la TNT mais essentiellement pour essuyer les propos moralisateurs de médias condescendants et de concitoyens excédés.

La côte de popularité : les Bonnets Rouges sont au sommet, les Casquettes Blanches sont assommées. Les premiers viennent d’obtenir du Gouvernement la suspension de l’Ecotaxe et sont vus en héros nationaux dont on acclame les actions coup-de-poing ; les seconds continuent d’être traités comme des citoyens de seconde zone dont on critique les méthodes de contestation violentes et contre-productives.

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DANS LA CATÉGORIE « FILS DE PUTE UN PEU CHELOU » :

SERGE LE LAMA vs HAIYAN LE TYPHON

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Les protagonistes : Serge le Lama, camélidé sud-américain de passage en Gironde avec la ménagerie d’un cirque franco-italien ; Haiyan le Typhon, cyclone tropical de passage aux Philippines avec son cortège de dévastations crypto-apocalyptiques.

Les faits : tous deux ont enfreint la loi et/ou perturbé l’ordre public. Serge le Lama a emprunté les transports en commun sans titre de transport et  causé l’effroi des deux passagers présents dans la rame ; Haiyan le Typhon a détruit des centaines de milliers de logements et causé la mort de dizaines de milliers de personnes.

Les sanctions : aucun des deux n’a été sanctionné pour ces actes. Serge le Lama parce qu’il a bénéficié de la clémence de contrôleurs attendris par son air débonnaire de mammifère à poil ras ; Haiyan le Typhon parce qu’il est constitué à 100% de masses gazeuses, ce qui rend difficile son interpellation par les forces de l’ordre.

Les conséquences : tous deux continuent d’enfreindre allègrement la loi. Serge le Lama s’est pavané dimanche dernier sur la pelouse du Stade Chaban-Delmas le jour d’un match de Ligue 1 alors que c’est formellement interdit par le règlement de la LNF ; Haiyan le Typhon a tranquillement continué son entreprise de destruction massive de l’Asie du Sud -Est en défonçant des pays du Tiers-Monde qui ne lui ont rien fait du tout.

L’écho médiatique : tous deux ont eu l’honneur de voir leur cause débattue sur la place publique. Serge le Lama enchaîne les unes dans les plus grands quotidiens du monde depuis deux semaines et fait l’objet de reportages spéciaux hebdomadaires dans la presse populaire ; Haiyan le Typhon truste également les pages des principaux supports médiatiques mais commence déjà à être relégué en page politique voire faits divers de certains canards.

La côte de popularité : Serge le Lama garde son swag, Haiyan le Typhon passe pour un shlag. Le premier vient d’inaugurer sa page Facebook qui compte déjà plus d’abonnés que celle de François Hollande et négocie actuellement les droits d’adaptation de son histoire au grand écran ; le second vient de faire son entrée dans le classement des pires catastrophes naturelles de l’année et enregistre des retours globalement négatifs de son action sous le hashtag #niquesamèreletyphon.

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Leçon de la semaine: les gens ne mettent décidément pas tous leurs fils de pute dans le même panier.

M.J.C.