Enter The Moch

Recommandé par les Pompes Funèbres Générales.

Mois : février, 2013

LA CLE DU BONHEUR

XX

Ne passons pas à côté des filles faciles choses simples.

M.J.C.

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DU MALHEUR DES AUTRES

Absentéisme et exhibition

*****

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un garçon équilibré. A l’exception de ce jeune trisomique à qui j’ai fait manger ses excréments et les miens tous les jours pendant les cinq années de primaire, je crois pouvoir dire que les gens avait une bonne opinion de moi petit.

En grandissant, les personnes que j’ai été amené à côtoyer n’ont que rarement tari d’éloges à mon sujet. Oh, il se trouva bien à l’époque quelque voix discordante dans ce concert de louanges pour rappeler qu’impliquer un professeur innocent dans une affaire de pédopornographie animale n’était pas d’un goût impérissable. Mais les voix en question – et Monsieur Maurisson dans sa cellule – se turent bien assez vite pour que reprennent les miennes clameurs.

Aujourd’hui encore, les individus partageant mon biotope n’hésitent pas à requérir mon temps et emprunter à ma personne la matière qui manque à leur réflexion. Et si l’on excepte parmi ces bonnes âmes celles qui ne viennent que pour réclamer leur loyer/ leur beuh / leur skeud / leur sœur, les deux-trois personnes qui restent n’auront, elles, que du bien à vous dire de votre serviteur.

Mais le devoir de sincérité que j’ai décidé d’avoir envers vous, il y a trois secondes en commençant cette phrase, me contraint de ternir la fresque raphaélienne précédemment dépeinte pour en révéler les imperfections.

Pas grand-chose, rassurez-vous. Je reste, comme chacun le sait ou l’aura deviné, un parangon de droiture et d’altruisme le mercredi entre 15 et 16H. Mais la semaine ne se résumant hélas pas à cette plage horaire, il m’arrive de temps à autre de laisser libre cours à ceux de mes penchants que Nadine de Rothschild et le Code Pénal aimeraient me voir réfréner.

Mais trêve de circonvolutions et autres mots qui n’existent plus depuis Christophe Montesquieu, permettez-moi de vous livrer mon secret sans plus de détours : le malheur des autres ne m’est pas désagréable.

Voilà, c’est dit.

C’est curieux d’écrire un truc comme ça. Ça donne des sensations étranges. C’est à la fois plus galvanisant que de raconter une blague raciste à un congrès du MRAP et en même temps moins risqué que de sortir avec un cochon en laisse aux puces de Clignancourt. En fait, c’est exactement aussi jouissif que de surprendre des activistes de Civitas et de Femen se rendre compte qu’ils partagent 99% d’idées communes.

Je n’ai jamais compris d’où pouvait bien venir un plaisir si peu orthodoxe. A vrai dire, je ne me suis jamais vraiment cassé ni le cul ni les couilles ni même ce bout de chair bleutée qui pend entre les deux (et qui est soit une tumeur soit la preuve qu’il faut vraiment que je remette un pied dans la salle d’eau) à essayer.

Mais comme un Français trop bronzé au volant d’une voiture trop cabriolée, j’ai fini interpelé. Et la police de la pensée ne m’a laissé d’autre choix que de réfléchir à mes actes pour enfin poser un « Parce que » devant tous ces « Pourquoi ? ».

Pourquoi aimer tant boire aux déboires de mon prochain ? Pourquoi, lorsque les rêves de mes proches se font sodomiser par le chibre de la Vie, me surprends-je à regretter que son diamètre ne soit pas plus gros ? Pourquoi, lorsqu’un contemporain s’époumone à la défense d’une noble cause, suis-je si soulagé de voir sa réponse étouffée par l’indifférence ou les lacrymos des cons qu’il essaie de sauver ? Pourquoi feins-je publiquement une émotion sincère devant les plus insoutenables tragédies humaines mais souhaite secrètement que le nombre de victimes explose le score de la dernière fois ? Pourquoi étendre mes séances masturbatoires aux infortunes conjugales de mon voisin de pallier quand je pourrais les cantonner aux seuls exploits cinématographiques de petit(e)s Thaïlandais(es) de 11 ans sur de gros Teutons de 75 ?

Pourquoi ? Je ne sais pas.

Petit, je jubilais tous les midis de voir les élèves recalés de la cantoche se forcer à manger la terre et les feuilles de la cour de récré. Plus tard, j’exécrais le stoïcisme hautain et distant des présentateurs télé mais appréciais la qualité des images de charniers yougoslaves qu’ils proposaient. Aujourd’hui enfin, je ne me scandalise pas de voir des gens se foutre au feu à cause du chômage ou à l’eau à cause du travail.

Mais pourquoi ? Je ne sais toujours pas.

Peut-être que c’est la norme. Peut-être que vous êtes des gens normaux si vous pensez comme ça. Peut-être même que vous devriez prendre votre courage à deux mains dès le prochain repas de famille dominical et vous réjouir publiquement de la mort de votre petit frère. Vous savez, celui dont les prouesses physiques et intellectuelles commençaient à sérieusement compromettre votre statut de « fierté de la famille ». Je suis sûr qu’ils comprendront. Après tout, ils sont comme vous. Alors allez-y, n’ayez pas peur. Je suis derrière vous. Juste derrière vous.

 

SATAN M.J.C.

NOS AMIS LES ANIMALS

Crise oblige, National Geographic a été contraint de tourner son dernier documentaire animalier en reconstitution.

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L’illusion est parfaite, les sœurs de Magloire y sont pour beaucoup.

M.J.C.

PETITES PAROLES, GRANDS CONNARDS (2)

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« Meeerde ! Mes papiers… »

Le Soldat Inconnu, combattant, Verdun, 1919

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« Je m’étais fait tatouer 10/20 sur la teub pour avoir le plaisir de dire à mes mauvais élèves « Viens me voir après la classe, je te mettrai la moyenne ». Ca m’a coûté un 7 d’Or et 15 ans ferme.» 

Gérard Klein, instituteur cathodique, Saint-Etienne, 1995

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« J’ai arrêté de jouer au mikado contre Mohammed Ali, les parties duraient des plombes. » 

Michael J. Fox, acteur, New York, 2001

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« J’ai eu trois enfants de quatre femmes différentes. »

Bertrand Renard, expert en chiffres, La Plaine Saint Denis, 2007

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« Tout le monde a eu son maillot de la Juve ? »

Heinrich Himmler, homme politique, Buchenwald, 1944

JOUONS UN PEU

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Après avoir brillamment pénétré le marché des manuels scolaires, Les Editions Mochman viennent éclabousser celui des cahiers de vacances.

De quoi faire patienter Madame avant de lui présenter pour de bon, dans la moiteur d’une nuit de juillet, l’inconnue de la page 34.

M.J.C.