Enter The Moch

Recommandé par les Pompes Funèbres Générales.

Mois : mai, 2013

AMERTUME

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Plus de 15 ans après la disparition de Mère Teresa, son ancienne camarade de chambrée n’a semble t-il toujours pas digéré d’avoir vécu dans l’ombre de sa glorieuse coreligionnaire.

De là à manger son urne funéraire quand même…

M.J.C.

DE LA DISSIDENCE DES OPINIONS

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Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu du caractère.

Précoce, j’ai très tôt développé une personnalité enlevée et colorée, dont on disait les reliefs plus marqués qu’une peau d’adolescent sous Roaccutane®.

A cette époque, aucun calcul de ma part quant à l’image de moi-même que je renvoyais à la figure des gens.

Qu’elle parut aux uns aussi âpre et sèche qu’un coup de poing bagousé dans la mâchoire ou qu’elle sembla aux autres plus douce et joviale qu’un tapotement pénien sur le front, elle ne fut jamais autre chose que l’exacte retranscription des sentiments qui m’habitaient encore quelques secondes avant que je ne les partage avec mes congénères.

En somme, je n’étais ni plus ni moins qu’un amas de cellules un peu agité renfermant, pour qui aurait alors voulu l’analyser, autant de mystères qu’une moule ouverte depuis trois semaines sur un plateau-repas de Flunch ou sur un plateau de tournage de  Marc Dorcel.

Le commun de tout enfant me direz-vous – et vous auriez raison – mais j’aurais quand même pu valablement me targuer à l’époque, si la science ne m’en avait fait défaut, d’offrir au monde un comportement et des émotions d’une sincérité quasi virginale.

Malheureusement, parce que l’on a jugé bon de prolonger ma scolarisation et de ne point limiter l’éveil de mes sens au seul maniement du canif rouillé pour l’étude anatomique des chiots du voisinage, j’ai évolué.

J’ai peu à peu pris conscience de ma personne, de mon identité, de mon rapport à l’autre et de ma place dans cette zone de crash-test sans airbag qu’est la vie. De ça et aussi de l’image que je véhiculais, du pouvoir qu’elle avait sur les autres et du pouvoir que j’avais sur elle.

Mais quand j’en viens à parler d’image, je ne me place pas uniquement d’un point de vue visuel et physique ; même si j’ai moi aussi cédé aux sirènes du tunning vestimentaire afin de pouvoir déverser les soirs de weekend une partie plus ou moins quantifiable de ma laiteuse descendance dans les trachées et œsophages d’apprenties coiffeuses en mal d’affection et/ou d’infection.

Non. Quand je parle d’image, j’entends surtout « image intellectuelle », « personnalité », « esprit ». Et je pense tout particulièrement à l’impact de nos discours et réflexions sur l’opinion que les gens se font de nous.

Dès lors, et j’en viens -enfin- au fait, il s’avère bien souvent utile voire indispensable de calculer les plus infimes détails de cette image, quitte à la doter d’un lustre parfaitement artificiel pourvu que les personnes à impressionner mordent à l’hameçon d’abord et à leur polochon ensuite.

En même temps, qui n’a jamais eu à parer d’un masque de spiritualité l’hideux faciès d’un esprit trop creux et primaire pour éviter le ridicule en société ? Qui n’a jamais drapé ses idées trop simplistes dans la tenture d’un bon sens qu’il aurait rêvé authentique et inné mais qu’il a toujours su n’être guère plus naturel qu’un dépucelage avant la 6ème ? 

Pas grand monde, je le crains.

Aussi ai-je pris l’habitude, dès qu’un apéro apart’ dérive en soirée débat, de marquer la singularité de ma personne en adoptant une attitude finement réfléchie : je suis systématiquement partisan de l’opinion dissidente.

Quel que soit le thème, qui que soit l’interlocuteur, je ne suis jamais d’accord avec le discours dominant. Peu importe que je partage en tout point la thèse du challenger à lunettes en face de moi, bas les lleucs qu’il ait fait un mémoire de 300 pages sur le sujet abordé, nique sa mère que je sache pertinemment être en train de défendre l’indéfendable : je m’inscris en faux.

Que le gonz condamne les violences sexuelles faites aux femmes, je lui dis qu’une étude ouzbèque – hélas indisponible sur Internet – a mis en évidence les vertus du viol conjugal dans la bonne entente du couple moderne. Qu’il les défende et je me mue dans l’instant en un fervent défenseur de la cause féministe, à deux doigts de faire un aller-retour Bordeaux-Rio juste pour aller se faire poser un vagin au-dessus de la queue en signe de solidarité.

De même, que le gonz prenne fait et cause pour les idées du FN et me voilà gaucho de la première heure, limite anar avec cocktails molotov et tracts militants prêts à l’usage dans la 2CV et appelant de ses vœux un brassage ethnique comme remède à la chianlit d’une société qui s’ankylose. Mais que le lascar se range du côté des casseurs de voiture que le système abandonne et je deviens soudain un apôtre réactionnaire du pragmatisme utilitariste dont le seul souhait est de voir Blancs, Beurs et Blacks vivre en paix pourvu que les deux derniers groupes se fondent sans bruit dans la masse, sous peine de nous contraindre à tous les mettre dans le même panier.

Un sale con calculateur donc, mais je m’en accommode jusqu’ici.

Maintenant, question subsidiaire qui hante mes nuits les soirs où le réseau Wi-Fi public de SFR rame comme Franck Ribéry devant une division à virgules : se fabriquer une image en jouant uniquement la carte de la contradiction systématique n’est-il pas le signe d’une absence totale d’amour propre et de vraie personnalité ?

Personnellement, je prie pour que ma nouvelle box soit livrée avant que j’ai le temps de me pencher pleinement sur cette épineuse interrogation.

M.J.C.

COMMUNIQUE OFFICIEL

Dans la boîte du Petit Menuisier 3000, le marteau en plastique mou a accidentellement été remplacé par un arrache-clou en acier trempé.

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Fisher Price et Toys’R’Us tiennent à présenter leurs excuses pour les désagréments occasionnés.

M.J.C.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

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LIO, chanteuse

Elle aime :
– sucer son pouce ;
– sucer des bananes ;
– sucer des pantoufles ;
– sucer tout le Pavillon Baltard ;
– sucer.

Elle n’aime pas :
– nos yeux ;
– nos oreilles ;
– donner l’impression qu’elle a reçu une éducation ;
– qu’on lui demande de refaire la plomberie à M6 en raison de ses origines portugaises ;
– dormir parce que, pendant tout ce temps, elle ne suce pas.

Pensée universelle : « Slurp… Slurp… Slurp… Miam miam. »

*****

pierre

PIERRE MENES, consultant TV

Il aime :
– les bars PMU ;
– sa collection de dispenses d’EPS ;
– finir l’assiette de Guy Carlier au resto ;
– se souvenir des parties du corps qu’il a en dessous du nombril ;
– retrouver par hasard une moitié de sandwich dans le repli de son double menton.

Il n’aime pas :
– se mettre à transpirer en restant assis ;
– avoir à voyager dans la soute quand il prend l’avion ;
– les joueurs en surpoids à la reprise du championnat ;
– quand on remplit sa mangeoire avec la mauvaise marque d’avoine ;
– entendre des gens illégitimes disserter pompeusement sur des sujets sans intérêt.

Pensée universelle : « Je suis pas feignant mais le dernier qui m’a vu courir, il est pas jeune. »

*****

ariane

ARIANE MASSENET, présentatrice TV

Elle aime :
– sa soeur qui n’a pas du tout l’air insupportable ;
– être née dans ma ville juste pour me faire chier ;
– refourguer son jus de cervelle à des heures de grande écoute ;
– être reconnue comme l’inventrice du concept de « la potiche moche »;
– savoir qu’elle laissera une trace dans l’histoire de la télévision française comparable au tapis de bave que laisse derrière elle la limace des bois.

Elle n’aime pas :
– servir à quelque chose ;
– qu’on lui chuchote à l’oreille à cause de l’écho ;
– que des gens mal intentionnés lui dessinent une cible sur la tête ;
– que Marc-Olivier Fogiel lui essore le gras du front quand il est en manque de vaseline ;
– qu’on dise d’elle qu’elle justifie les violences faites aux femmes sur les cinq continents depuis la nuit des temps.

Pensée universelle : « A la télé sans rien devoir à mon physique ou à mon intelligence, je suis la dernière énigme de la science. »

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sami

SAMY NACERI, comédien

Il aime :
– le tuning ;
– défigurer à coups de cendrier les gens qui arrivent un peu trop en retard à ses rendez-vous ;
– poignarder les prétendants qui essaient un peu trop de baiser son ancienne meuf ;
– répondre aux admirateurs qui le collent un peu trop en les insultant la bite à l’air ;
– agresser les policiers qui lui demandent un peu trop cavalièrement ses papiers alors qu’il conduit bourré et sans permis.

Il n’aime pas :
– Joe le taxi ;
– le Code Rousseau ;
– avoir à quitter sa chère cellule trop longtemps ;
– être privé de son mélange coke-lexo-speed-prozac au petit-déj’ ;
– que les gens aient une trop bonne opinion des Arabes qui réussissent.

Pensée universelle : « Je n’ai rien contre le pacifisme. J’ai pourtant beaucoup d’armes chez moi mais aucune contre le pacifisme. Et ça me fout en rage, tu peux pas savoir… »

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anne

ANNE ROUMANOFF, humoriste

Elle aime :
– la beauté intérieure ;
– nager dans le delta du Mékong ;
– se faire monter par les jockeys de Longchamp ;
– faire rire les gens dans les maisons de retraite ;
– s’habiller avec des vieux rideaux de maison close.

Elle n’aime pas : 
– les taureaux ;
– le sex-appeal de Susan Boyle dont elle est jalouse ;
– qu’on confonde son front avec un tableau de bord de Boeing ;
– être considérée comme un remède au priapisme ;
– que les gens restent plusieurs années sans rire à ses spectacles.

Pensée universelle : « C’est Toto qui va au… ».

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jack

JACQUES-YVES COUSTEAU, océanographe

Il aime :
– manger du dauphin ;
– qu’on lui décalotte le bonnet avant de plonger ;
– remettre Carlos à l’eau quand il le retrouve échoué sur la plage ;
– faire des sex-tapes sur des poissons qui baisent et montrer ça dans les écoles.
– expérimenter la pose de branchies sur ses collègues pendant leur sommeil et les jeter à l’eau pour voir le résultat.

Il n’aime pas :
– son mal de mer chronique ;
– l’odeur de vieille moule qui colle à sa femme ;
– les beaufs pour qui la mer, c’est nager jusqu’à la bouée ;
– Sea Man, le super héros le plus pourri de l’histoire des comics ;
– les poètes misanthropes qui vénèrent la beauté sauvage de la mer alors que ces connards suffisants n’ont jamais été foutus de dévisser leurs panards du rivage.

Pensée universelle : « Un Filet O Fish, siouplé… »

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COUP DE GRACE

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La fille cachée de Marine Le Pen et David Guetta vient d’annoncer sa candidature à la Mairie de Rome.

La Ville Eternelle vit peut-être ses dernières heures.

M.J.C.