Enter The Moch

Recommandé par les Pompes Funèbres Générales.

Mois : avril, 2013

LE COMBAT CONTINUE

GAY

Le mariage, c’est bien. L’accouchement, c’est mieux.

Camarades pédés, la lutte pour l’égalité des droits ne fait que commencer.

M.J.C.

LE SAVIEZ-VOUS ?

iam

Philippe Fragione (a.k.a. Akhenaton) et Geoffroy Mussard (a.k.a. Shurik’n) sont les inventeurs du cockshake, peu connu du grand public mais encore très populaire dans la plupart des cités de France.

M.J.C.

VOUS LE VALEZ BIEN

bi

Ainsi que le contait jadis mon précepteur et mentor Julio Iglesias, « 75% des femmes sont des grosses putes qui ne méritent même pas une érection complète ».

Ebloui que j’étais par l’aura mystique du crooner ibère, je vécus bien longtemps en accordant à ce postulat les atours d’une vérité absolue et décidai même d’en faire la base philosophique de mes relations sentimentalo-coïtales aves les dames.

Las. J’avais tort.

Il m’aura fallu de longues années pour éprouver ces paroles et me rendre compte de la toile de mensonges que Julio, caché derrière son air de gitan gominé repenti, tissait depuis toujours telle la tarentule sans cœur qu’il n’a jamais cessé d’être.

Ainsi aujourd’hui puis-je affirmer, sans crainte de me voir vertement semoncé par l’intelligentsia féministe, que seulement une femme sur deux n’est pas digne de turgescences pleines et entières. Ce qui, je vous prie d’en convenir, fait une sacré différence avec les chiffres de l’autre con.

Or une fois ce constat réalisé, je ne pouvais décemment conserver les postures archaïques qui avaient jusqu’alors droit de cité dans ce blog. Il me fallait en repenser l’orientation et l’adapter à la frange la plus négligée de mon lectorat : je parle bien entendu de ces individus graciles qu’un plateau de fruits de mer semble avoir colonisé au niveau de l’entrejambes  et que nous appellerons « femmes » pour plus de commodité.

Mais comment rendre ce blog attractif pour ces êtres singuliers qui occupent la moitié de la planète aujourd’hui et, selon mon degré de persuasion en soirée, la totalité de ma salle de bains le dimanche matin ?

J’en sais rien et à vrai dire,  j’m’en branle un peu. Mais disons que torcher un article qui leur servirait à mieux embrasser la complexité de l’homme pour en mieux satisfaire ensuite les désirs pourrait être un début.

On évitera toutefois de tomber dans les travers récurrents de la presse spécialisée (Marie Claire, Grazia, Jeune et Jolie, Auto Plus) où l’utilisation des mots de plus de trois syllabes est mal vécue. On se gardera également de reproduire les conseils avisés de trentenaires dépressives, quadragénaires neurasthéniques et quinquagénaires nymphomanes ; poncifs aussi utiles aux femmes normales qu’une vasectomie le serait à Lance Armstrong. 

Voici donc en exclusivité les 10 conseils pratiques que chaque femme est invitée à suivre afin que l’homme moderne se révèle enfin à elle et cesse d’être cet être abscons et méprisable qu’elle conchie dès le saut du lit.

**********

1

Le constat : contrairement à une idée éhontément répandue par quelque esprit malfaisant, l’homme moderne n’aime pas trop se faire sucer sa grosse bite. Pas plus qu’il aime qu’on lui organise des orgies bihebdomadaires avec des mannequins polonaises à la chatte rasée. Non lui, ce qu’il apprécie, c’est que l’on sorte des sentiers battus et fasse preuve d’originalité. Il n’a cure de voir sa femme se transformer en méga-chiennasse spermophile quand il rentre rincé d’une énième journée de taf.  Ce dont il a besoin, c’est d’imprévu, d’inopiné.

Le conseil : alors qu’il tombe le costard et ferme les yeux en espérant mourir dans son sommeil, clouez-le au mur et arrachez lui son slip kangourou. Déballez son engin, fourrez-le dans votre gorge et commencez à le pomper furieusement. Mais avant qu’il ait eu le temps de vous dégager d’une ruade simiesque, plantez vos crocs irréguliers dans son gland et savourez ses hurlements de plaisir. Alors qu’il gît tremblant sur le sol, ne lui laissez pas une seconde de répit : saisissez ses testicules, plaquez-les contre le carrelage et pulvérisez-les à grands coups de poings. Ses yeux révulsés diront son extase, ses gargarismes étouffés seront votre récompense.

2

Le constat : à en croire les racontars de vieux garçons mals dans leur peau, l’homme moderne aurait besoin de s’isoler de temps à autre pour méditer sur sa condition et éviter de dérouiller sa dinde une bonne fois pour toute avec le swag de Bertrand Cantat. Faux ! Ce n’est que par dépit que le mâle consent à tuer le temps loin de sa moitié et des bienfaits qu’elle seule sait lui prodiguer. Celles et ceux qui veulent vous convaincre du contraire pensent pouvoir vous chier dans le cerveau sans relever la lunette de votre intellect.

Le conseil : prenez les devants et ne le laissez jamais seul plus de 5 minutes. Il vient d’ouvrir ce livre dont il attendait la parution depuis des mois ? Commencez à déblatérer sur vos collègues de bureau en prenant bien soin d’imiter les piaillements respectifs de chacune. Il vient de perdre un vieil ami d’enfance après une longue maladie ? Changez-lui les idées en lui rappelant que la porte du séjour grince et qu’il faudrait vraiment songer à la réparer. Rien de ce qu’il fait ou dit ne doit se passer de votre visa. Et surtout, ne vous octroyez aucun repos dans cette tâche car rien ne compte plus à ses yeux que de vous voir devenir son ombre, son frère siamois, son ténia, sa tumeur maligne.

3

Le constat : une croyance populaire veut qu’une fois sorti des jupons de sa mère, l’homme moderne affirme son autonomie en choisissant lui-même des menus volontairement trop gras, trop salés, trop sucrés. Une autre croyance prétend aussi que les victimes de viol sont innocentes et qu’elles ne cherchent pas ce qui leur arrive. Des conneries, donc. Car aussi loin que remonte la mémoire de l’Humanité, le mâle a toujours souhaité voir sa femelle lui imposer un régime alimentaire paramilitaire. Sa fierté le garde simplement de demander ouvertement une telle faveur.

Le conseil : dans le frigo d’abord, videz le bac à bières et remplissez-le d’un assortiment de courgettes, pissenlits et autres objets qui poussent dans la terre. A table ensuite, répétez à voix haute la teneur en uranium de tous les aliments qu’il mange chaque fois qu’il les porte à sa bouche. Enfin, jetez sans le lui dire les tartares de bison stéroïdé qu’il avait prévus pour son barbecue annuel et remplacez-les par de délicieux steaks de soja qui sentent les orteils de José Bové. Répétez la manœuvre pendant un mois. Une fois passé sous la barre des 30 kilos, votre amoureux ne manquera pas de vous remercier d’avoir préservé sa santé et sa ligne abdominale.

4

Le constat : s’il laissait s’exprimer le côté « gros pédé » qu’il a en lui, l’homme moderne dirait surement qu’il a besoin d’être seul parfois pour cultiver son jardin secret. Grand bien lui fasse mais très peu pour vous ! Vous avez consenti à sacrifier études et carrière pour devenir la compagne d’un Léonidas hermétique au doute et à la faiblesse, pas pour vous retrouver avec une vieille fiotasse larmoyante qui réfugie sa peine et ses angoisses dans un journal intime qui ferme à clé!

Le conseil : votre homme ne doit pas avoir de secret pour vous. Les nouvelles technologies vous rebutent ? Cessez donc de jouer les connasses réfractaires au progrès et voyez plutôt dans ses smartphone, tablette et ordinateur la passerelle ultime vers son Moi le plus profond. Feignez évidemment d’avoir une confiance aveugle en sa fidélité et une ignorance absolue de ses mots de passe et commencez la traque. Dans le meilleur des cas, il est clean. Dans le pire, vous lui demandez des comptes sur GrosseSuceusedu59, rendez public son abonnement à vieilleschattesvelues.fr et commencez le chantage à la pension alimentaire.

5

Le constat : aux dires des brasseurs à la mode et autres marchands de liqueurs aseptisées, un homme n’en est pas un tant qu’il n’a pris l’habitude de se réunir une fois par semaine avec ses amis-pour-la-vie dans un troquet du centre-ville. Cela dit aux dernières nouvelles, ce ne sont pas les vendeurs de houblons qui récupèrent votre homme de Neandertal le vendredi matin, étalé comme une merde dans le caniveau avec du vomi sur la chemise et du gloss pailleté sur la queue.

Le conseil : au lieu de confier votre homme aux soins de Marie Brizard, apothicaire fort prisée dans le Nord du pays, initiez-le plutôt aux joies simples des soirées entre amis ! Prévenez Fabienne du cours de zumba et Hervé du club de squatch, concoctez un apéritif dinatoire digne des plus sombres diarrhées culinaires de Cyril Lignac et foncez tout schuss pour une soirée Trivial Pursuit ! En suivant, une fois instauré un climat festif et décomplexé, étalez à vos invités les problèmes d’impuissance, incontinence, infertilité et/ou alcoolisme de votre homme. Ce dernier ne pourra qu’apprécier vos efforts pour l’aider et se démènera pour vous le rendre au centuple.

6

Le constat : se gratter les couilles en public n’est pas la seule manie attribuée à l’homme moderne : il aime aussi, lorsqu’il emménage quelque part, se réserver une pièce qui lui servira de refuge. Bien que la médecine ait fait d’immenses progrès, nul n’explique à ce jour le pourquoi de ce besoin naturel. Même la rédaction de Femme Actuelle s’y est cassée les dents et y a  laissé son neurone. Une chose demeure néanmoins sûre à ce propos, c’est que risquer une intrusion dans son antre vous en coûtera, si ce n’est une main dans la gueule, tout du moins de vives remontrances.

Le conseil : profitez d’une absence prolongée de sa part pour pénétrer son repaire et le marquer de votre griffe. Arrachez les posters dédicacés de son sportif préféré et accrochez en leur lieu et place des cadres Ikea de vos plus belles photos de mariage. Ravivez le feu de cheminée du salon en y jetant sa vieille Gibson Les Paul ’59 et installez un tour de potier là où jadis trônaient ses enceintes Marshall JCM800, « pour faire comme dans Ghost ». A la lumière de telles initiatives, votre homme saura ce que vous avez vraiment dans le ventre. Ou essaiera de le découvrir avec son couteau de pêche. C’est selon.

7

Le constat : le quotidien est un sprint que votre état de légume hémiplégique vous empêche de pouvoir remporter. Pourquoi alors ne pas envisager une petite mise au vert loin de cette cavalcade perdue d’avance ? Après tout, c’est usant de passer des journées entières à gober ce que la télé déverse dans vos oreilles et ce que le facteur déverse dans vos ovaires en attendant que votre homme daigne rentrer du travail. Partir régulièrement est donc indispensable. Néanmoins, choisir une destination de vacances peut parfois s’avérer plus délicat qu’une circoncision au canif sous Parkinson. Aussi convient-il de respecter quelques règles élémentaires en la matière.

Le conseil : inutile d’interroger votre homme préalablement à la réservation des billets. Vous ne feriez que l’ennuyer avec des histoires qui le passionnent autant que la recherche de votre point G. Inutile également de prendre une assurance annulation. Vous savez bien que les grèves, catastrophes naturelles et menaces terroristes ne concernent que les pays du Tiers-Monde et les sales pauvres qui y croupissent. Inutile enfin de lui demander la permission pour régler la commande avec sa carte perso. On n’a jamais vu un mari frustré en vouloir à sa femme de plomber son découvert et de le faire accéder au pinacle tant convoité de l’interdit bancaire. Non vraiment, jouez cette partition en solo.

8

Le constat : la pratique d’un sport dans le cadre associatif jouit d’une réputation flatteuse en ce qu’elle contribuerait à bâtir des personnalités droites et intègres et à permettre un épanouissement complet du corps et de l’esprit. Mais si une telle description peut faire illusion sur les brochures officielles destinées aux jeunes mères de famille, elle est loin de vous convaincre, vous qui passez vos weekends à voir votre homme se ridiculiser sur les terrains, insulter les arbitres et chouiner sur ses espoirs déchus de carrière professionnelle.

Le conseil : rendez-lui un fier service en jouant la carte de la franchise. Quelques heures avant son match le plus important de la saison, projetez-lui le montage que vous avez fait des pires actions de sa vie – ratés embarrassants, fautes grossières, mauvais choix caractérisés – et insistez bien sur le fait que c’est un condensé de ce qu’il a fait de mieux en 15 ans de pratique. S’il n’est pas abasourdi par la faiblesse de son niveau, laissez-lui entendre qu’il vous tarde de voir si son rival dans l’équipe est toujours aussi bien moulé dans son short en acrylique. Nul doute qu’alors votre homme envisagera de lui-même de mettre un terme précipité à cette mascarade et se consacrera à vous corps et âme. Victoire par KO.

9

 Le constat : de l’avis d’éminents psychiatres, le mâle n’a pas assez d’une vie pour étancher son besoin de plaire aux femmes. En effet, bien que maqué à la même partenaire depuis plusieurs printemps, l’homme moderne se distingue toujours, à l’instar du mouflon, du phacochère et du Sénégalais moyen, par sa propension à vouloir enfoncer quelques centimètres de sa chair dans tout ce qui respire près de lui. Mais cette addiction satyriasique n’est pas une fatalité et il existe un moyen radical pour tempérer ses ardeurs.

Le conseil : choisissez parmi ses amis celui qui à ses yeux est le plus cher et arrangez-vous pour finir avec sa verge dans votre anus. Au préalable, vous aurez pris le soin de filmer la scène en HD et de laisser la bande de vos ébats sur l’ordinateur commun. Il y a fort à parier qu’une fois confronté à la dure et veineuse réalité, votre homme se rendra compte qu’il ne s’agit pas d’un gros coup de salope de votre part mais bien d’un appel à l’aide. Mieux, il se tiendra pour seul responsable de cette situation et s’en voudra terriblement ; au  point de vous offrir un weekend en amoureux à Venise pour se faire pardonner.

10

Le constat : pour finir, la conscience populaire est marquée au fer rouge par cette croyance selon laquelle l’homme moderne aurait un mal fou à s’engager dans la vie à deux avec celle qu’il aime. Or cette idée largement reprise dans les mauvais films français avec Romain Duris – pléonasme – préjudicie grandement à la réputation de la gente masculine ; laquelle ne vit en réalité que dans l’espoir de construire une vie de couple. Il vous appartient donc, Mesdames, de l’aider à franchir ce palier.

Le conseil : soyez stratégique. Peu importe que vous le fréquentiez depuis deux jours ou deux ans : omettez de lui dire que vous ne prenez pas la pilule, percez à l’aiguille chaque préservatif que vous utilisez et arrangez-vous pour qu’il se décharge en vous à chaque fois. Après deux ou trois essais, vous devriez pouvoir lui faire la plus belle surprise du monde et lui annoncer qu’il va être papa. Attendez-vous alors à ce que son visage s’empourpre de bonheur et ce qu’un concert de louanges s’abatte sur votre crâne. L’Amour avec un grand AAAHHH !!!

 **********

Voilà Mesdames, ne vous reste plus qu’à mettre en pratique ces petites astuces pour enfin vivre la vie dont vous rêviez étant petites. Oh et inutile de me remercier maintenant, vous le ferez à la sortie de l’hôpital.

M.J.C.